Akeem Eking, artiste nigérien mobilisé face au Covid-19

Article : Akeem Eking, artiste nigérien mobilisé face au Covid-19
1 juillet 2020

Akeem Eking, artiste nigérien mobilisé face au Covid-19

Mondoblog lance le projet Mondoblog, unis contre le Covid-19, pour raconter l’évolution et les conséquences de la pandémie de coronavirus du point de vue des Mondoblogueurs sahéliens.


Akeem Eking, de son vrai nom Abdoul Karim Ekawel, est un artiste de hip-hop nigérien. Il est passionné par la musique depuis sa tendre enfance. Il a commencé sa carrière musicale à Zinder, située à 1000 km de la capitale, Niamey. Aujourd’hui, le chanteur espère conquérir l’Afrique et le monde avec son concept « Zoobilénium”, un style musical qui lui est propre, à la limite du gore ou du gothique à l’africaine. Dès l’arrivée de coronavirus au Niger, Akeem Eking s’est engagé dans la lutte contre cette crise sanitaire à travers son art. Il diffuse des messages de prévention auprès des jeunes. Rencontre.

© Akeem Eking

Comment avez-vous vécu la crise sanitaire et les mesures préventives mises en place par le gouvernement ?

« Je pense qu’on a bien vécu les mesures prises par le gouvernement parce qu’elles ont une portée générale, elles ne visent pas qu’une minorité. Donc je me suis fondu dans la masse pour essayer de respecter du mieux que je pouvais les mesures préventives édictées. L’instauration du couvre-feu à Niamey a beaucoup impacté la vie de la population même si nous sommes conscients que c’était un mal nécessaire. En tant qu’artiste, ma marge de manœuvre était très limitée parce qu’on a tendance à bosser la nuit. »

Quelles ont été les conséquences de la pandémie sur votre activité d’artiste ?

« L’arrivée de la maladie a eu beaucoup d’impact sur le monde de la culture en général. D’un coup, il n’y a plus eu d’activités, plus de concerts, plus de prestations. Forcément, ça freine l’artiste, le mouvement. Heureusement, j’ai un autre boulot en dehors de la musique. Du coup, le matin, je partais au boulot faire une demie journée avec mon masque, mon petit mouchoir et le soir, je rentrais directement à la maison pour composer ma musique. »

© Akeem Eking

Est-ce que le rap peut être un moyen de sensibiliser la population ? Est-ce un moyen de faire passer des messages qui s’inscrivent dans la lutte contre le coronavirus ?

« Oui bien sur, le rap sert à ça. Le rap à la base, ce n’est pas pour faire danser les gens, mais pour sensibiliser, conscientiser. Aujourd’hui, en tout cas, c’est le meilleur moyen de communiquer avec les jeunes. Il n’y a pas mieux que la musique au Niger. »

Sensibilisation à travers les réseaux sociaux © Akeem Eking

En tant qu’artiste comment pouvez-vous vous mobiliser dans la lutte contre le coronavirus ? 

« On a fait un morceau sur le coronavirus avec certains artistes de Niamey, “Stop Covid-19”. En tant qu’artiste, c’est mon devoir de toucher mes fans parce que dans cette crise, chacun doit être responsable. Je pense que c’est important de communiquer sur les réseaux sociaux, d’expliquer et d’appeler les gens aux respects des gestes barrières et des mesures préventives. Quand on est artiste, on t’écoute, les fans te suivent et c’est important d’être une sorte de modèle.”

Comment envisagez-vous le “monde d’après” Covid-19 ?

« Je pense que le monde a été avec ces fléaux donc on il faut passer à autre chose après le coronavirus. On doit se remettre au travail. La vie normale doit reprendre pour envisager un monde meilleur après cette crise. »

© Akeem Eking
Partagez

Commentaires

Hasta
Répondre

Merci beaucoup l'artiste et l'équipe d'influenceur média bon courage surtout

Chance Boudreau Azo
Répondre

Bien parler ...j'aime ce jeune talentueux.et d'ailleurs je lui considère le boss du rap nigérien!!!